Category Archives for "Deuils"

Tout ce qui concerne le processus de deuil, sain ou compliqué.

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3 novembre 2019

Présent et absent à la fois. Peut-on faire le deuil d’une perte ambiguë ?

Présent et absent à la fois

​Pour ceux qui veulent en savoir un peu plus, l'article ci-dessous leur est destiné !

Vous savez que toute perte donne lieu à un processus de deuil. Ce processus nous aide à nous adapter à une absence clairement reconnue et validée. Une personne est morte, j’ai perdu ma maison, mon travail ou un idéal qui comptait pour moi.

Mais il existe des pertes qui sont beaucoup moins claires.

Quel est le point commun, par exemple, entre un soldat qui ne rentre pas d’une mission, une personne disparue dans un naufrage, un enfant abandonné par sa mère biologique, une personne atteinte de démence ou d’une maladie mentale chronique, un individu accaparé exclusivement par son travail ?

Toutes ces situations font intervenir une perte particulière qu’on appelle perte ambiguë.

Ambiguë parce que la perte n’est pas claire et que rien ne permet d’affirmer qu’elle est certaine et irréversible. 

Deux grandes catégories de pertes ambiguës existent

​La première catégorie est celle des pertes physiques

Ce sont toutes les situations où la personne aimée est physiquement absente mais reste présente psychologiquement.

Personne ne peut affirmer où elle se trouve, ou personne ne peut affirmer qu’elle est réellement morte.

Par exemple les soldats disparus en mission, les personnes disparues lors de catastrophes naturelles, d’accidents d’avion ou de naufrage en mer, les disparitions inexpliquées, les migrations, les migrants, les enfants confiés à l’adoption par leur famille d’origine, les divorces, les jeunes adultes quittant le domicile, le conjoint âgé ou l’enfant confié à des institutions.

​La seconde catégorie décrit les pertes psychologiques

Ici, la personne aimée est présente physiquement mais absente psychologiquement ou indisponible émotionnellement.

Par exemple, les démences, la maladie de Parkinson avancée, les comas, les accidents cérébraux, les maladies mentales chroniques, les dépressions, l’autisme, les addictions à des produits où à internet, aux jeux vidéos, l’investissement professionnel extrême..).

Conséquences

Vous voyez que dans tous ces exemples, soit on ne sait pas si l’autre est mort ou vivant, soit on ne sait plus vraiment si l’autre est présent ou absent. Les frontières deviennent floues, la confusion apparait.

Parfois, les personnes ou les familles cumulent les pertes ambiguës, ce qui augmente la confusion et le sentiment d’abandon.

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14 août 2018

Le travail de deuil au cours des 50 dernières années : étapes, phases, tâches, processus

émotions au cours du travail de deuil

Le travail de deuil : étapes, phases, tâches, processus

Depuis que la psychiatre Elisabeth Kübler-Ross a décrit en 1969 les 5 étapes du deuil, de nouvelles conceptions du travail de deuil ont vu le jour.
Aux étapes du deuil ont succédé les phases du deuil, puis les tâches du deuil, et enfin les processus du deuil.
Le deuil n’est pas une maladie mais un processus psychique adapté et consécutif à la perte, qu'il s'agisse du deuil d'un être cher ou du deuil de son animal.
Parfois, ce travail de deuil se complique, et il est important de faire la différence entre deuil et dépression.
Ce qu'on appelle depuis Freud le travail de deuil est un long tissage, «détissage» et « retissage » des liens affectifs qui reliaient la personne vivante au disparu.
L’enjeu du deuil consiste en la transformation des liens uniques qui unissaient l’endeuillé et le défunt.

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8 août 2018

Les mythes du deuil

mythes du deuil

Les mythes du deuil

Ce que j’appelle les mythes du deuil sont en fait des croyances, très largement partagées, et rarement remises en cause.
Pourtant, ces croyances sont limitantes, comme beaucoup de nos croyances. Elles risquent de devenir des obstacles à un déroulement sain du deuil.
Bien que ces croyances n’aient jamais été vérifiées empiriquement, elles continuent d’être à la base de nombreux accompagnements et interventions psychologiques proposés aux personnes en deuil.

Nous allons en aborder quelques-unes.

La souffrance du deuil diminue régulièrement avec le temps

En réalité, le temps ne soigne pas en lui-même. Certains deuils n’évoluent pas malgré le temps qui passe.​
Le temps est seulement un marqueur objectif qui témoigne que l'endeuillé parvient à survivre sans le défunt.​
C'est ce que la personne en deuil réalise durant ce temps qui compte (travail de deuil).

Toutes les pertes produisent le même type de deuil​

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​Vous êtes en deuil et vous ne comprenez pas toujours toutes les émotions qui vous submergent ? Est-ce normal de souffrir aussi longtemps ? de ressentir de la colère ? de la culpabilité ? d'être soulagé ou angoissé ? de ne rien ressentir ?


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